FAQ
On vérifie que votre cancer fait partie des indications reconnues et que votre tumeur exprime bien la cible du traitement grâce à un examen d’imagerie dédié (PET/CT). L’état général, la fonction rénale et la qualité du sang sont également évalués.
Un PET/CT avec un traceur spécifique (PSMA, DOTATATE, etc.) vérifie le ciblage. Un bilan sanguin et un contrôle de la fonction rénale complètent l’évaluation.
La décision est prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), où plusieurs spécialistes examinent votre dossier et valident l’indication.
Cela dépend du cancer : parfois en première ligne (ex. thyroïde), souvent après d’autres traitements pour les tumeurs neuroendocrines ou la prostate.
Grossesse, allaitement, absence de ciblage à l’imagerie, insuffisance rénale sévère ou fragilité importante de la moelle osseuse. D’autres situations nécessitent des précautions.
Les médecins adaptent la décision en fonction de vos maladies cardiaques, rénales, endocriniennes ou de vos traitements en cours pour assurer un traitement sûr et personnalisé.
Avant la cure
Un consentement éclairé spécifique à la RIV, ainsi que les documents administratifs habituels de l’hôpital. Ils servent à confirmer que vous avez bien compris le traitement et ses modalités.
En général, aucune préparation alimentaire particulière. On vous recommandera simplement d’être bien hydraté, sauf indication contraire de votre médecin.
Parfois oui : certains traitements (iode, anticoagulants, antidiabétiques, vitamines iodées…) peuvent nécessiter un arrêt ou un ajustement. Votre médecin vous indiquera précisément quoi faire selon votre dossier.
Oui. Une contraception efficace est recommandée avant et après la cure (la durée dépend du médicament utilisé), car la RIV est contre‑indiquée pendant une grossesse.
Votre convocation précise la date, l’heure, l’étage, l’unité de médecine nucléaire et les modalités d’accès. Il suffit de vous présenter à l’accueil indiqué avec votre carte vitale et vos documents médicaux.
Vous pouvez être accompagné jusqu’à l’entrée du service. L’accompagnant ne peut généralement pas entrer en zone thérapeutique pour des raisons de radioprotection.
Le jour J
La cure se fait dans une unité dédiée de médecine nucléaire, généralement dans des chambres protégées. Vous serez pris(e) en charge par une équipe spécialisée : médecins nucléaires, manipulateurs, infirmiers et physiciens médicaux.
Le traitement est donné par voie veineuse (perfusion ou injection). L’administration dure de quelques minutes à une demi‑heure, avec une surveillance régulière.
A REVOIR
Oui. Une chambre protégée est nécessaire pour respecter les règles de radioprotection pendant que votre corps élimine progressivement le médicament radioactif.
Selon le traitement, l’observation dure de quelques heures à plusieurs jours. C’est le temps nécessaire pour s’assurer de votre sécurité et que le niveau de radioactivité diminue.
A REVOIR
Pendant la cure, l’équipe vérifie la tension, effectue parfois prises de sang, mesures de radioactivité (dosimétrie) et peut réaliser une imagerie de contrôle.
La plupart des patients ne ressentent aucune douleur. Parfois une chaleur légère, un goût métallique ou une petite fatigue peuvent survenir, mais cela reste généralement très discret.
Séjour et logistique
Parce que le médicament contient un isotope radioactif qui s’élimine sur quelques jours. Des règles simples (distance, hygiène, limitation des contacts prolongés) garantissent la sécurité de votre entourage.
Selon le traitement, l’hospitalisation dure de quelques heures à 2–3 jours. La durée peut varier selon votre état de santé et la vitesse à laquelle la radioactivité diminue.
A REVOIR
Pour des raisons de radioprotection, les visites sont limitées ou interdites, en particulier pour les enfants et femmes enceintes. Quand elles sont autorisées, elles sont courtes et à distance.
Oui, vous pouvez utiliser vos appareils personnels. Le Wi‑Fi est généralement disponible dans les unités dédiées.
Les repas sont fournis normalement. Une bonne hydratation est recommandée pour éliminer le produit. Le transit peut être un peu modifié (fatigue, léger inconfort), mais cela reste variable selon les patients.
A REVOIR
Dans la majorité des cas, oui. Certains médicaments peuvent nécessiter un ajustement : votre équipe médicale vous indiquera précisément lesquels continuer, modifier ou suspendre.
Après la cure
Pendant quelques jours, évitez les contacts prolongés proches, dormez seul(e), buvez beaucoup d’eau et respectez de simples règles d’hygiène (toilettes, lavage des mains).
En général 3 à 7 jours, selon le traitement reçu. L’équipe vous donne une durée précise avant ta sortie.
Les trajets courts sont possibles. Évitez les trajets longs en proximité immédiate avec la même personne. Pour le travail, une reprise adaptée peut être nécessaire selon ton métier.
Oui : tirer la chasse deux fois, bien se laver les mains, laver les vêtements séparément si souillés, jeter les mouchoirs et protections hygiéniques dans un sac fermé.
Pendant quelques jours, les détecteurs (aéroports, prisons, douanes) peuvent réagir. Une attestation de traitement peut être fournie si besoin.
Dès que la fatigue s’améliore. Le plus souvent en quelques jours, mais cela dépend de ton activité et du traitement. L’équipe te donne une recommandation personnalisée.
Les plus fréquents sont : fatigue, nausées, baisse transitoire des globules (anomalies sanguines), sécheresse buccale, parfois de légères douleurs. Ils varient selon le traitement et la sensibilité de chacun.
Ils peuvent survenir dans les jours qui suivent la cure, et durent en général quelques jours à quelques semaines, avant de s’atténuer progressivement.
Fièvre, essoufflement, saignements inhabituels, vomissements persistants, douleurs intenses, fatigue extrême ou tout symptôme inquiétant inhabituel.
C’est rare, mais cela peut arriver selon le type de radiopharmaceutique. La majorité des patients ne perdent pas leurs cheveux.
Des anti‑émétiques, une bonne hydratation, et si besoin des suppléments adaptés sont prescrits pour limiter les nausées, protéger les reins ou la salive.
Le service te remet un numéro d’appel d’urgence ou te conseille de contacter le service des urgences si tu ne peux pas joindre l’équipe.
A REVOIR
Suivi par prises de sang, parfois scintigraphies ou TEP/TDM, et dosimétrie selon le traitement. Leur fréquence varie, mais ils sont souvent réalisés avant chaque cure et quelques semaines après.
Par l’évolution des symptômes, des analyses sanguines et des examens d’imagerie (TEP/TDM, scanner). L’équipe compare ces données d’une cure à l’autre.
Généralement après les premières imageries de contrôle, quelques semaines après le début du traitement.
Le plus souvent 3 à 6 cures, mais le nombre peut être adapté selon la réponse, la tolérance et les examens de suivi.
D’autres options peuvent être envisagées : changer de traitement, ajouter une thérapie, ou basculer vers une autre prise en charge selon votre dossier.
Oui, selon la maladie : endocrinologue, hématologue, gastro‑entérologue, oncologue, etc. Le médecin nucléaire coordonne le suivi avec eux.
Fertilité, grossesse, allaitement
Une contraception efficace est indispensable avant, pendant et après la RIV. La durée exacte dépend du médicament utilisé, mais elle est généralement de 2 à 6 mois après la dernière cure. L’équipe vous donnera une consigne précise à la sortie.
La fertilité est peu affectée dans la majorité des cas, mais un risque ne peut jamais être totalement exclu. Une discussion sur la préservation de la fertilité peut être proposée selon votre âge et votre projet de vie.
Il faut contacter immédiatement l’équipe médicale. Ils évalueront le délai depuis l’injection et vous expliqueront les risques potentiels pour le fœtus et la conduite à tenir.
Non. L’allaitement doit être interrompu avant la cure et ne peut reprendre que lorsque l’équipe confirme l’absence de risque (élimination complète du produit radioactif).
Oui. Un délai d’environ 2 à 6 mois est généralement recommandé avant un projet de grossesse. La durée exacte dépend du type de radiopharmaceutique utilisé et sera précisée par le médecin.
Médicaments, allergies et comorbidités
Certains traitements peuvent influencer la RIV, notamment ceux à base d’iode, les antidiabétiques, ou les traitements qui modifient la fonction rénale ou thyroïdienne. L’équipe vérifie tout et ajuste si nécessaire.
On contrôle surtout :
• Fonctions rénales : créatinine, clairance, ionogramme.
• Moelle osseuse : NFS (globules rouges, blancs, plaquettes).
Signalez toute allergie connue avant la cure. L’équipe vérifiera la composition du médicament et proposera une alternative ou une prémédication si nécessaire.
Évitez les compléments contenant de l’iode, ainsi que les produits « détox » ou à effet rénal. Les autres compléments peuvent être poursuivis après avis du médecin.
Prévenez l’équipe si vous avez :
• fièvre, infection,
• antibiothérapie en cours,
• vaccination récente,
• ou tout changement inhabituel (douleurs, essoufflement…).
Administratif & parcours
Oui. La RIV est un traitement hospitalier conventionné, pris en charge par l’Assurance Maladie, souvent à 100 % en ALD. Votre mutuelle couvre le reste éventuel (chambre individuelle, frais annexes).
Les transports médicaux peuvent être remboursés sur prescription, selon votre état de santé. L’hébergement et les frais d’accompagnant ne sont généralement pas pris en charge, sauf situations particulières.
Ils sont fournis par le médecin nucléaire, votre médecin traitant, ou le service hospitalier lors de la cure. Des attestations peuvent aussi être demandées auprès de votre Assurance Maladie ou de votre mutuelle.
Pour la programmation RIV au CHRU de Nancy :
• Secrétariat RIV : secretariat.rtiv@chru-nancy.fr
• Infirmière de programmation : ide.parcours.medecinenucleaire@chru-nancy.fr
A REVOIR
Les rendez‑vous sont organisés par le secrétariat RIV ou via la plateforme de prise de rendez‑vous du projet MyRTIV. Les rappels se font selon les pratiques du service (téléphone, mail ou SMS selon les services).
A REVOIR
Accessibilité & ressources
Oui. Le service met à disposition des documents simplifiés et, pour certains contenus (notamment vidéos et scripts), une version anglaise validée.
Oui. Des vidéos explicatives et supports visuels (schémas, illustrations) sont utilisés pour faciliter la compréhension du traitement.
Oui. Les équipes peuvent organiser des aménagements pour les troubles moteurs, visuels ou auditifs (aide au déplacement, besoins spécifiques, communication adaptée). Ces ajustements se font lors de la programmation avec le secrétariat.
Oui. Il est possible de solliciter un interprète ou un médiateur via le service, selon les besoins du patient. Cela se demande auprès du secrétariat RIV ou de l’infirmière de parcours.
Il est important de signaler :
• fièvre,
• infection ou antibiotique en cours,
• vaccination récente,
• tout symptôme inhabituel (fatigue importante, essoufflement, douleurs…).